La Préférence Nationale


Le FN dit :
1) "Le principe de la préférence nationale doit prévaloir :

2) "Le RMI aux étrangers, et même aux clandestins, est une pompe aspirante qu'il faut arrêter. En créant une allocation de solidarité nationale, l'Etat mettra en place un nouveau type de RMI fondé sur la préférence nationale." IL MENT.

Concernant les "pompes aspirantes" et le RMI, le FN truque le réalité. Rétablissons la vérité :
1) Un clandestin ne peut bénéficier d'aucune prestation sociale puisque, justement, il n'a pas de papiers. Un clandestin ne peut donc pas toucher le RMI.
2) Pour percevoir le RMI, les étrangers doivent être titulaires d'une carte de résidant de 10 ans. Or celle-ci ne peut être demandée qu'après trois ans de résidence en France et n'est pas obtenue automatiquement.

Le FN trompe les français quand il fait de leurs réels problèmes quotidiens (logement, emploi…) une question "nationale". Ce n'est en fait qu'une question sociale. Le but du FN est de transférer le légitime débat économique et social sur le terrain ethnique. Il veut à tout prix éluder la question sociale vis-à-vis de laquelle il se sent mal à l'aise car ses traditions et son programme sont profondément antisociaux.

Les immigrés ne sont pas les responsables de la crise ; ils sont, au contraire, parmi les classes populaires les plus durement touchés. Ils forment globalement les populations les plus pauvres, les plus mal logées, les plus touchées par le chômage, la précarité, l'échec scolaire. Le FN, parti des riches et des puissants [Son président est un des deux politiques les plus riches de France], veut à tout prix affaiblir les classes populaires. Il a trouvé un moyen particulièrement odieux : la technique du bouc émissaire. Il s'agit de jeter l'opprobre sur les immigrés soi-disant responsables de tous les maux. Pendant la crise, quand il faut se serrer les coudes, être solidaire, le FN pousse à la division, à la haine entre victimes de la même crise. Il trompe les français car il pousse à se tromper de colère : la colère légitime contre l'abaissement des conditions de vie est remplacée par la colère et la haine contre l'étranger.

Il est dangereux.

Attardons-nous plus longuement sur ce terme de "préférence nationale". De manière très habile, le FN martèle un slogan à la connotation positive ("préférence"). Mais le jeu social n'est pas à somme nulle. Si l'on accorde la préférence à certains, c'est que nécessairement d'autres sont discriminés. Quand le FN dit "préférence nationale", il faut comprendre "discrimination raciale". Le Fn veut une France où les critères de sélection à l'embauche ne seraient plus la compétence et l'expérience mais les origines, le faciès. La France deviendrait un Etat raciste.

Quand il martèle son slogan de "préférence nationale", le FN signale sa hantise de l'assimilation des immigrés, son dégoût du métissage. Voulant une nation ethniquement "pure", il ne supporte pas l'idée que les immigrés d'aujourd'hui puissent s'y intégrer. Il s'agit donc de leur retirer les droits économiques et sociaux pour leur enlever toute perspective d'intégration. Comment s'intégrer sans logement et sans emploi ? On leur signifie par là que leur vocation naturelle est de retourner dans leurs pays d'origine.